Nouvelles de Mae Sot

Guyonne et Hubert, jeunes mariés, viennent d’arriver pour un an en volontariat pour Terres Karens à Mae Sot ! Voici de leurs nouvelles.

 » Taillo taillo : une fois le OUI prononcé, nous nous sommes élancés gaiement dans le Royaume de Thailande !

Les Missions Etrangères de Paris nous ont confié une mission de couple pour un an. Nous prenons la suite de Benoît et Yzé qui ont retrouvé leur chère Belgique. Quelques événements heureux nous ont empêchés de nous croiser en Thaïlande : c’est donc Solenne qui a été responsable de gérer le tuilage. Merci à elle pour ces très bons moments.

Après un mois d’apprentissage de la langue Thaï à Bangkok, nous avons suivi le Père Nicolas et le Père Alain pendant quelques jours. Chacun d’entre eux essaye d’être présent dans les villages Karens, reculés au fin fond de la jungle, pour célébrer une messe de Noël ! Chapeau à vous chers Pères !

Maintenant à nous de jouer : gonflés par cette joie reçue de Noël et par le brief très pro de Solenne, nous découvrons petit à petit l’univers du tissage Karen.

Belle année 2014 ! Qu’elle soit grande !

Guyonne et Hubert  »

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Du nouveau chez les volontaires Terres Karens!

Mae Sot

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Après 1 an passé à Mae Sot, Benoit & Yzé sont rentrés en Belgique. Durant toute cette année, ils se sont occupés de la gestion des projets Terres Karens en Thaïlande. Entre réception et envoi pour transformation des lès de tissus, gestion de la comptabilité en Thaïlande, création de produits et envoi de plus de 4000 produits en France ils ont aussi pu donner des cours dans une école de Mae Sot.

Merci encore à vous deux pour cette année, et bon retour en Belgique !

Depuis novembre, c’est Solenne, qui a pris le relais pour 2 mois.

Mae Woei Clo

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Jean-Baptiste et Cyrille ont terminé leur volontariat à Mae Woei. Ils ont accompagné le fonctionnement de la coopérative et de l’atelier de couture depuis respectivement 9 et 3 mois.

Avec eux ce sont plusieurs milliers de mètres de tissus qui ont été tissés, achetés, et acheminés à Mae Sot. Ils ont pu participer à la vie du village, au rythme des saisons, des fêtes et des activités des karens.

Début octobre, c’est Florian qui a repris la gestion de la coopérative pour quelques mois.

Le rôle des volontaires est primordial pour Terres Karens, car ils sont le relais entre la France et la Thaïlande. Terres Karens est avant tout une association d’anciens volontaires de terrain au service du terrain.

Merci encore à Yzé, Benoit, Cyrille et Jean-Baptiste pour leur investissement, leur disponibilité et leurs compétences apportées aux projets TK ! Et bonne mission à Solenne et Florian !

Des nouvelles de Claire ! Mars 2012

Claire Scaramus, volontaire à Maewe

Voila quelques nouvelles toutes fraîches arrivant de Mae Woei ! Enfin, toutes fraîches … Il commence a faire bien chaud !

Ca y est : les villageois ont brûlé les terres pour faire la rizière. Ce jour-là personne ne tisse : les anciens disent que ça apporterait de mauvais presages pour la riziere.

Ce sont maintenant les grandes vacances, les enfants sont heureux et passent leur journée à se baigner dans la rivière, à pêcher, à s’amuser, ce qui n’empêche pas leurs mères de travailler. C’est aussi l’époque où les villageois refont leurs toits de feuilles avant l’arrivée de la saison des pluies, l’époque des réserves de bois et des mariages.

La cooperative fonctionne bien et les tisserandes ont du travail. Elles sont une quinzaine à Maewe à tisser toutes les semaines et demandent du fil avec impatience. L’autre jour, alors que je m’étais absentée pour aller refaire faire mon visa,  que je revenais d’une longue route, à peine un pied dans la maison et les villageoises m’ont alpaguées, réclamant du fil pour tisser. Elles ne me ménagent pas !

Claire et les tisserandes, dans le magasin coopératif de fil

Une trentaine de lés sont donc tissés par semaine, parfois plus, sans compter les autres vilages. Kitirot est vigilant sur la qualité des tissages. Nous avons essayé de trouver des moyens pédagogiques pour expliquer à celles qui ne connaissent pas les mesures, la largeur des frises… pour les tissus de Laure, qui est venue cette semaine.

L’autre jour, une femme me racontait que des villageoises de Mepohki (un village voisin, à deux heures de marche) ont voulu aller acheter leur fil à Mae Tan (la grande ville la plus proche, à 90 kilomètres). Elles ne l’ont pas trouvé de bonne qualite et, sont donc revenues a Mae Woei pour faire leurs achats en disant qu’elles préféraient le fil de la coopérative. La bonne blague !

A mon avis il va y avoir plus de femmes qui tisseront le mois prochain avec le retour au village, pour les vacances, des jeunes filles qui étudient à la ville.

L’atelier couture fonctionne bien ! Ca y est,la quatrième machine à coudre a été achetée, elles ont donc maintenant chacune leur outil de travail.

La quatrième machine à coudre, en route pour la montagne

Les couturières progressent chaque jour et restent motivées et investies. Elles ont fait une jolie production joyeuse et colorée que l on vous enverra pour la vente de Mai. Il a été décidé que les couturières pourraient continuer à tisser une fois qu’elles commenceront à toucher un revenu sur la vente des produits. Elles sont quatre, s’entendent bien, se complètent et s’entraident.

Porimoh en plein travail

Maintenant que l’atelier a commencé, d’autres voudraient venir apprendre mais nous manquons de place. L’une des couturieres a décidé de s’acheter une machine pour coudre chez elle, une autre le prévoit aussi.

J’ai prévu d’organiser des cours le samedi pour les villageoises de Mae Woei qui aimeraient venir apprendre en dilettantes, et coudre par exemple leurs jupes.

Bientôt Sonkran, la fête de l’eau, des jours fériés à respecter, qui vont me permettre de partir me promener.

Tout va bien, je suis toujours aussi heureuse !

En savoir plus sur le projet d’atelier de couture 

Plus de photos du mois de mars

Un atelier de couture

Claire Scaramus, volontaire à MaeWoeiClo

 

 La formation Couture a commencé ! 

J’ai acheté tout le matériel pour commencer la formation (restent encore une machine à coudre, une armoire, un fer et une planche à repasser).  Mi-janvier, nous avons fait une réunion avec les femmes qui aimeraient se lancer dans la couture.  Après avoir pris connaissance du projet, des règles d’engagement… elles ont eu un temps pour réfléchir et parler ensemble, puis nous nous sommes à nouveau réunies.  Plusieurs aimeraient apprendre mais ont des enfants en bas âge avec personne pour les garder.

Pendant la réunion : “moi j’ai une question ! Est-ce qu’on pourra mâcher du bétel ? Non, mais parce que moi je ne tiendrai jamais une matinée sans chiquer !» Si ça ne tient qu’à ça … on peut chiquer !

In fine, quatre couturières : Pojimo (la chiqueuse), Tjepomo, Hkupomo et Semuklemo.

Une belle table de coupe a été faite par Emoupah ; nous avons acheté en plus une grande armoire de rangement à un thaï vendeur ambulant (visite rarissime). L’armoire a un grand miroir, quand les villageoises sont venues le dimanche chercher du fil, toutes riaient de se voir, parfois peut-être pour la première fois, en pied dans notre armoire !

Toutes sont très motivées, ponctuelles, appliquées, engagées. Un début qui promet.

Pourquoi une formation couture ? 

La création d’un atelier de couture au sein de la coopérative répond à des besoins locaux forts :

  1. Minimiser les coûts de la coopérative et les délais de production : la transformation des tissus se fait sur place, et la coopérative économise le temps et l’argent qu’elle investit pour se rendre à MaeSaï.
  2. Proposer une formation professionnalisante à des jeunes femmes : contrairement au tissage, la couture leur permet d’acquérir un savoir faire professionnel qu’elles pourront valoriser dans la vallée, si elles éprouvent le désir de quitter leur village.
  3. Participer à la pérennité de la coopérative : la coopérative internalise la transformation des tissus, et s’affranchit d’un intermédiaire extérieur. Le projet d’atelier de couture contribue à valoriser les savoir-faire traditionnels (le tissage) et à proposer de nouvelles sources de revenus aux femmes.
  4. Favoriser le lien social : les plus jeunes transforment le tissu de leurs mères ou de leurs grands-mères.

Cinq personnes … c’est tout ? 

Le projet est testé à une micro-échelle pendant un an. C’est de cette manière que nous aimons développer de nos projets : si le projet répond à un besoin fort, il se développera ; si c’est une erreur d’appréciation, il ne se poursuivra pas, et les dépenses auront été minimisées.

En savoir plus sur l’atelier de couture …