Nouvelles de Mae Woei – août 2013

Si les premières semaines de juillet suggéraient une saison des pluies plutôt calme, ça y est  cette fois ci la pluie est bien arrivée ! Avec une période de 10 jours de pluie non stop, les inondations sur les routes ont fait leur apparition, rendant la circulation et la communication bien difficile jusqu’à la fin du mois de juillet.

A Mae Woei pourtant la vie suit son cours, sans que la pluie ne semble perturber les habitants.

La vie de la coopérative, elle, subit quelques changements !

Jean baptiste et Cyrille ont salué le retour du soleil en même temps que l’arrivée de l’association « coup de pouce » pour 15 jours à Mae Woei. 12 jeunes pro français plein d’entrain et de générosité sont venus à notre aide pour la construction du nouveau bâtiment ! Pendant 15 jours, et grâce aux fonds apportés au projet, « coup de pouce » et sa bonne humeur ont donné enfin vie à la maison qui accueillera la coopérative et l’atelier de couture !

Maçonnerie, carrelage, mais aussi peinture, enduit, binage, rien n’aura eu raison de leur détermination sur le chantier. Le tout sous l’œil vigilant de Trichopa, le maçon du village, le regard professionnel de jean baptiste et l’attention d’Adrien, le chef de mission.

Cyrille et cie

Le village s’est particulièrement réjouit de leur présence joyeuse notamment lors de la kermesse qu’ils ont organisé pour les enfants karens et la soirée festive avant leur départ !

Un bon bol d’air pour les volontaires JB et Cyrille qui en ont profité pour faire un bon plein du pays, et retrouver les saveurs du Ricard et du vin rouge bien offert par coup de pouce. !réconfortant après les 6 heures de travail quotidien sur le chantier.

Le départ de coup de pouce laisse une petite sensation de vide après ces 15 jours intenses en travail et en amitié ! carrelage et finition de peinture restent à faire avant d’investir entièrement le nouveau bâtiment .Adrien, Gaël, Anne-Gab, Sophie, Florian, Marie-Alexia, Laure, Alban, Violaine, Julia, Thibault, Jacques un immense merci pour votre bel investissement !

groupe à Mae Woei

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Nouveau bureau pour Terres Karens !

– Par Pierre-Yves, secrétaire général –

Samedi 23 février dernier, l’association Terres Karens s’est retrouvée pour une Assemblée générale. Au programme : bilan de l’année écoulée, élection du nouveau bureau et préparation de l’avenir.

A cette occasion, l’équipe Terres Karens a élu son nouveau bureau :

Charlotte de Montagu - Terres Karens
Présidente : Charlotte de Montagu

Volontaire MEP, Charlotte a passé un an à Kamphaeng Phet (centre de la Thaïlande) où elle s’occupait d’un centre d’étudiants karens. Elle était également professeur d’anglais pour les élèves d’un collège-lycée thaïlandais.

 

Paul Bruneau - Terres KarensTrésorier : Paul Bruneau
Volontaire Enfants Du Mékong, Paul a passé 2 ans dans les montagnes karens comme coordinateur des programmes de parrainage. Il a également travaillé pour Tak Border Children Assistance Foundation (TBCAF), une association éducative locale.

 

Pierre-Yves Peurois - Terres Karens
Secrétaire général : Pierre-Yves Peurois

Volontaire MEP, Pierre-Yves a passé 7 mois dans le village de Ponouaypou. Professeur d’anglais et animateur d’un internat, il a aussi suivi la gestion de l’atelier de formation de couture du village.

 

Autour d’eux, une quinzaine de volontaires sur le terrain et en France travaillent ensemble à la pérennité et au développement de Terres Karens. Parmi eux, Adélaïde et Thibault Asselot (anciens volontaires Terres Karens à Mae Sot) et Laure Macé de Lépinay (créatrice de la collection SWAÏ).

Avec un bilan de l’année très positif, Terres Karens continue son développement sur l’année 2013. Au programme de ces prochains mois, de nouvelles collections, de nouvelles ventes, de nouveaux projets, et des produits que vous pouvez retrouver tout au long de l’année à la boutique du 128 rue du Bac, Paris 7ème.

Terres Karens s’étend en Allemagne !

– Par Marion le Coz, volontaire de retour (Enfants du Mekong 2010-2011) –

En 2010-2011 j’ai eu la chance de participer au développement de Terres Karens dans le Nord Ouest de la Thaïlande. L’aventure venait tout juste de commencer : création de la coopérative de Mae Woei Clo, développement de la filière de commerce équitable Esprit Karen. Rentrée en Novembre 2011, je me suis installée à Munich où je travaille désormais. Les Karens n’ont jamais quitté mon cœur, et après mon retour je souhaitais continuer à m’investir pour Terres Karens. Le succès des ventes en France m’a convaincue d’essayer de développer l’activité ici, en Allemagne.

Marion le coz à Mae Woei CloMarion, Kitirot et Alexis – aout 2012

Une première vente a eu lieu le 24 Novembre à Munich et fut un réel succès. Les retours sur les produits étaient tous très positifs et encourageants pour le futur. Très récemment, l’association a convaincu une première boutique allemande de distribuer ses produits. Une vente sur un marché est aussi prévue pour le printemps. Ce n’est que le début de l’aventure outre-Rhin et nous devons encore faire connaître les produits ainsi que les projets soutenus par Terres Karens.

Si vous avez des connaissances en Allemagne, n’hésitez pas à leur parler du développement de Terres Karens !

 

Terres Karens s’invite au théâtre le 30 janvier !

 Le 30 janvier prochain, la compagnie le Nombre d’Or jouera Crime & Châtiment au profit des associations Terres Karens et Coup de Pouce-Pouce.

C’est à 20h30 au théâtre de l’Asiem, Paris VIIème – métro Ségur.

On vous y attend !

Billetterie en ligne : www.lenombredor-theatre.fr

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La compagnie :

Créée en 1995, la Compagnie théâtrale Le Nombre D’Or réunit des comédiens amateurs qui se produisent au profit d’Associations Humanitaires et Caritatives.

La pièce de théâtre :

Crime & Châtiment de Dostoïevski / Mise en scène : Didier Ponsot

flyer théatre-3

 

 

Dernières semaines de Claire à MaeWoei

– Par Claire Scaramus, volontaire Terres Karens à Mae Woei Clo –

Bonjour a tous,

Je reviens vers vous pour une dernière newsletter, début décembre ma mission se terminera.

Novembre : la récolte du riz

Ce mois ci, les Karens sont allés couper le riz, ils sont plutôt contents, la récolte est bonne. Travail harassant, il fait chaud, les sangsues vous grimpent sur les jambes, les plans entaillent les mains et donne des démangeaisons sur les bras, les insectes piquent, mal au dos…le riz coupe, il faut ensuite le battre pour en récolter les grains, puis le redescendre a dos d homme au village. Ensuite il faudra le piler pour le séparer de sa coque, puis le tamiser. Les villageois arrivent au bout de leur réserve de bois, les femmes reviennent chaque jour avec de lourds fagots sur le dos. Chaque jour il faut aussi aller chercher à manger dans la jungle, laver le linge à la rivière, aller chercher et préparer la bouffe pour les cochons, s’occuper des enfants…pas de repos pour un Karen.

Il n y a presque plus de manioc dans la forêt, l’activité tissage a donc un peu repris, mais sans être à fond puisque les femmes vont à la rizière pour la récolte.

Dernières nouvelles de l’atelier de couture

Les 4 couturières ont décidé de s’acheter une machine à coudre. L’une d’entre-elles veut en acheter une neuve, les autres rachèteront à moitie prix nos anciennes machines, elles paieront de manière échelonnée. Durant ces dernières semaines, nous en profitons pour apprendre a créer un produit d’après photo, revoir les produits dont elles ne sont pas sures de se souvenir, traduire en Karen le cahier de patrons et ses fiches techniques et aussi passer du bon temps ensemble comme une journée pêche, cueillette et pique-nique dans la jungle.

Quelle chance j’ai eu de travailler avec ce groupe de femmes ! Elles ont accompli un travail formidable en 10 mois de formation, sont restées engagées, appliquées, motivées jusqu’au bout, elles ont défait et refait leur ouvrage des centaines de fois sans jamais râler ni se décourager, le résultat de leur persévérance est là aujourd’hui. Leur niveau est très satisfaisant et, surtout, elles sont autonomes, grâce entre autres à la belle entraide et complémentarité qu’il y a entre elles. L’arrivée de Bleshri dans le groupe est une chance, elle va assurer la pérennité du projet grâce à son travail de gestion et de coordination.

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Merci !

Une merveilleuse année passée avec les Karens, à partager leur quotidien, leurs joies, leurs peines, leurs traditions. La vie en immersion dans le village et dans leur culture a été pour moi une expérience humaine très profonde. Ici on est dans l instant, dans le cœur à cœur, dans le vrai. Un grand merci au Père Alain et à Terres Karens de m’avoir soutenue dans ce projet, à l’école Sainte Louise et sa coopérative d’élèves (Paris) qui nous ont donné les fonds pour le démarrer et à tous les villageois de Mae Woei, pour m’avoir accueillie avec tant de gentillesse et de générosité dans leur village, leur maison et leur cœur.

Jean Baptiste qui me succède est arrivé, je lui souhaite autant de bonheur que tout ce que j’ai vécu ici et plein de courage et d’énergie pour poursuivre ce beau projet.

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A la découverte du Siège Asie de Terres Karens : Mae Sot City.

Il est 6h22 quand l’hôtesse dans son tailleur pas du tout taillé à sa taille vous tapote sur l’épaule avec un grand sourire pour vous réveiller. Elle vous invite à descendre du bus. Ce réveil vous l’avez déjà vécu lorsque vous aviez 5 ans. A la fin d’un voyage de nuit familial en voiture, on vous arrache votre doudou et votre sommeil, vous grommelez, on vous dit que le voyage est fini mais vous en voulez à toute la terre(s) (Karens) entière.

Vous sortez donc du bus et vous êtes agréablement surpris par la douceur du temps, loin de l’humidité de Bangkok quitté 9 heures auparavant. Vous êtes enfin arrivé à la gare de bus de Mae Sot avec ses moto-taxis, ses Sangtheo, ses pubs Pepsi et ses odeurs de poissons. Une fois votre sac sorti de la soute vous prenez un taxi-moto qui vous amène au 184 Intharakheeree Road. Il vous dépose devant un petit portail en bois après avoir traversé la ville et croisé 15 chiens errants, 3 temples bouddhistes, 7 magasins de massage, 2 thaïlandaises en pyjama et 17 moines en train de mendier leur nourriture pour la journée.

Vous poussez le portail et continuez tout droit sur 25 mètres pour tomber sur une magnifique petite maison en bois sur pilotis de 30 m² ; (roulements de tambour) vous voici enfin arriver devant le « Terres Karens Asian Head Office » !! Vous ne cachez pas votre joie et un grand sourire illumine votre visage de volontaire MEP heureux et radieux et crasseux aussi.

A l’intérieur, l’ancien couple gérant de l’exercice 2011-2012 a vraiment fait un super boulot, tout est parfaitement agencé. Dans une seule et même pièce on trouve un « espace réception » avec une table basse de 50 cm², deux sofas (coussin en fait), portrait du roi, de JP2 ; un « espace bureau » avec ordinateur, imprimante, pot à crayons et clés USB et enfin un « espace stock » avec une armoire de tissus pleine à craquer.  On trouve également dans la maison une chambre et une salle de bains ; bref le grand luxe pour une belle mission.

C’est dans cet environnement que le PDG-volontaire travaille pour l’association. Au programme : gestion des comptes, analyse financière des cours du tissu, gestion des stocks de lés, enregistrement des commandes, création de nouveaux supports de com, marketing vestimentaire, réceptions des produits et envoi à Bangkok et en France. En définitive, cette maison est une vraie plateforme pour la gestion de la production et pour l’envoi.

Si vous voulez devenir le prochain PDG de Terres Karens Asie, inscrivez-vous rapidement sur : http://volontariat.mepasie.org/.

François-Xavier Lot, PDG de Terres Karens Asie

SWAÏ – Vente privée – 13 oct. 2012

Ça y est ! On vous présente enfin SWAÏ, une collection créée par Laure Macé de Lépinay (souvenez-vous).

Vente privée le samedi 13 octobre – 10h/20h

11 rue Henri Bocquillon Paris 15e Métro Boucicaut

Venez découvrir les accessoires de mode et maison : pochettes, sacs, coussins, carnets, tabliers… tissés par les femmes Karens de Thaïlande.

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Des images du terrain

À 3 au bout du monde : Marie-Alix et Vincent Roqueplo

Grâce à Vincent et Marie-Alix Roquplo et au soutien de la Bac Asso, vous pouvez maintenant suivre les dernières avancées de nos projets … en images !

Trois reportages sur

Voilà un peu plus d’un an que Vincent et Marie-Alix sont mariés, le même goût du voyage chevillé au coeur.

Mercredi 29 février 2012, ils ont quitté Paris, familles, métros-boulot pour aller réaliser une trentaine de reportages vidéos sur les trois “continents” où sont présentes les deux associations qui s’associent à leur projet : l’ordre de Malte et la BacAsso (Missions Etrangères de Paris). L’objectif est de mettre en lumière les initiatives positives méconnues.

Ils publient leurs reportages sur leur blog, et le plus largement possible dans les médias.

BacAsso regroupe les initiatives portées par des anciens volontaires des Missions Etrangères de Paris, comme notre projet Terres Karens.

Des nouvelles de Claire ! Mars 2012

Claire Scaramus, volontaire à Maewe

Voila quelques nouvelles toutes fraîches arrivant de Mae Woei ! Enfin, toutes fraîches … Il commence a faire bien chaud !

Ca y est : les villageois ont brûlé les terres pour faire la rizière. Ce jour-là personne ne tisse : les anciens disent que ça apporterait de mauvais presages pour la riziere.

Ce sont maintenant les grandes vacances, les enfants sont heureux et passent leur journée à se baigner dans la rivière, à pêcher, à s’amuser, ce qui n’empêche pas leurs mères de travailler. C’est aussi l’époque où les villageois refont leurs toits de feuilles avant l’arrivée de la saison des pluies, l’époque des réserves de bois et des mariages.

La cooperative fonctionne bien et les tisserandes ont du travail. Elles sont une quinzaine à Maewe à tisser toutes les semaines et demandent du fil avec impatience. L’autre jour, alors que je m’étais absentée pour aller refaire faire mon visa,  que je revenais d’une longue route, à peine un pied dans la maison et les villageoises m’ont alpaguées, réclamant du fil pour tisser. Elles ne me ménagent pas !

Claire et les tisserandes, dans le magasin coopératif de fil

Une trentaine de lés sont donc tissés par semaine, parfois plus, sans compter les autres vilages. Kitirot est vigilant sur la qualité des tissages. Nous avons essayé de trouver des moyens pédagogiques pour expliquer à celles qui ne connaissent pas les mesures, la largeur des frises… pour les tissus de Laure, qui est venue cette semaine.

L’autre jour, une femme me racontait que des villageoises de Mepohki (un village voisin, à deux heures de marche) ont voulu aller acheter leur fil à Mae Tan (la grande ville la plus proche, à 90 kilomètres). Elles ne l’ont pas trouvé de bonne qualite et, sont donc revenues a Mae Woei pour faire leurs achats en disant qu’elles préféraient le fil de la coopérative. La bonne blague !

A mon avis il va y avoir plus de femmes qui tisseront le mois prochain avec le retour au village, pour les vacances, des jeunes filles qui étudient à la ville.

L’atelier couture fonctionne bien ! Ca y est,la quatrième machine à coudre a été achetée, elles ont donc maintenant chacune leur outil de travail.

La quatrième machine à coudre, en route pour la montagne

Les couturières progressent chaque jour et restent motivées et investies. Elles ont fait une jolie production joyeuse et colorée que l on vous enverra pour la vente de Mai. Il a été décidé que les couturières pourraient continuer à tisser une fois qu’elles commenceront à toucher un revenu sur la vente des produits. Elles sont quatre, s’entendent bien, se complètent et s’entraident.

Porimoh en plein travail

Maintenant que l’atelier a commencé, d’autres voudraient venir apprendre mais nous manquons de place. L’une des couturieres a décidé de s’acheter une machine pour coudre chez elle, une autre le prévoit aussi.

J’ai prévu d’organiser des cours le samedi pour les villageoises de Mae Woei qui aimeraient venir apprendre en dilettantes, et coudre par exemple leurs jupes.

Bientôt Sonkran, la fête de l’eau, des jours fériés à respecter, qui vont me permettre de partir me promener.

Tout va bien, je suis toujours aussi heureuse !

En savoir plus sur le projet d’atelier de couture 

Plus de photos du mois de mars

Suivez l’aventure … en direct !

Terres Karens, c’est la caisse de résonance des projets de ceux qui partent un mois, deux mois, six mois ou un an dans les villages karens du Nord-Ouest de la Thaïlande, en Asie du Sud-Est.

Ils sont envoyés par les Missions Etrangères de Paris ou par Enfants du Mekong, pour vivre et travailler avec les karens, qui leur ouvrent leurs maisons et leurs coeurs.

Certains enseignent l’anglais, d’autres sont responsables de parrainages, les troisièmes développent des projets économiques … Tous ont à coeur de mettre leur présence et leurs compétences au service des familles karens, et de vivre une expérience humaine hors-du-commun.

De retour en France, beaucoup continuent d’aider les communautés qui les ont accueillis, en donnant de la résonance au travail de ceux qui leur succèdent et des conseils à ceux qui partent, ou en se mobilisant pour des projets qui soutiennent concrètement les villages karens : commerce équitable, recherche de fonds …

Terres Karens est un cadre juridique, administratif et humain qui leur permet d’entreprendre. Une association portée en France par des anciens volontaires, au service de ceux qui sont sur le terrain.

Dans ce blog, vous trouverez les dernières nouvelles des projets Terres Karens, mais aussi des anecdotes de terrain, des articles sur la culture karen, des billets d’humeur de volontaires …

De quoi suivre l’aventure … en direct !