Visite des projets de Terres Karens en Thaïlande

— par Pierre-Yves, membre de Terres Karens —

Arrivé le vendredi 22 avril au soir à Bangkok, je saute dans un taxi, traverse la cité des anges, pour attraper mon bus de nuit, direction Mae Sot. Le bureau m’a missionné pour visiter les projets de Terres Karens en Thaïlande et accompagner le lancement de nouveaux défis ! Deux semaines avec un programme bien ficelé ! J’arrive à 5h00 du matin à Mae Sot chez Thaïs et Clément, volontaires MEP et responsables de Terres Karens en Thaïlande.

Après une fin de nuit bien méritée, nous passons en revue l’ensemble des projets de l’association. Tout y passe : fiche de poste, comptabilité, processus, communication interne. Nous essayons d’identifier tous les problèmes comme les bonnes pratiques. L’après-midi, la chaleur nous oblige, si nous voulons être productifs, à aller travailler dans un café climatisé, avec pour seule boisson un grand café glacé ! Nous y parlons projets pour Terres Karens, et pour les Karens surtout. Projets dont, j’espère, nous pourrons vous parler très rapidement.

Lundi matin, après nous être mis d’accord sur nos objectifs à court et moyen terme et après avoir distribué les tâches à réaliser, je pars en songthaew (transport local, deux bancs à l’arrière d’un pick-up) pour rejoindre le village de Mae Woei, village des projets pilotes de la coopérative et de l’atelier de couture. Arrivé à Mae Tan, je trouve une voiture pour Mae Woei. J’y serai le soir même, avec plus de 200km de voiture derrière moi.

Commence alors une petite semaine de travail avec les couturières et les tisserandes.Ma première surprise est la maison de Sémouklémo. Sémouklémo est une des premières couturières de l’atelier de couture. Seule avec sa fille, abandonnée sans un sous par son mari, elle vivait jusqu’alors dans une toute petite cabane de bambou. Aujourd’hui, grâce à ses économies réalisées en travaillant à l’atelier de couture, elle a pu se payer une nouvelle maison, plus grande et plus résistante aux intempéries, et même un cochon, signe significatif de richesse chez les Karens.

Je retrouve Lily, ancienne volontaire MEP à Mae Woei pour notre projet, et styliste de Terres Karens (vous lui devez, entre autres, la trousse Olouti, ou encore le sac qui porte son nom karen, le sac Nauporé). Elle est arrivée il y a une semaine pour travailler sur de nouveaux produits et enseigner de nouvelles techniques aux couturières. Ses dernières sont ravies de (re)travailler avec elle. C’est beau d’observer la grande complicité qu’elle a avec chacune. Le bruit des machines à coudre à pédale est mêlé désormais à de grands éclats de rires. Les nouveaux produits seront disponibles en France en fin d’année et vous pourrez être assurés qu’ils ont été cousu dans un atelier débordant de joie. Très motivées pour apprendre à faire de nouveaux produits et acquérir de nouvelles techniques, les couturières ont même demandé à faire des heures supplémentaires plusieurs jours par semaine ! Nous avons hâte de vous présenter leur travail !

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Le mardi après-midi, je fais le point avec la responsable de la coopérative et de l’atelier de couture, une jeune maman, Philipmo qui travaille pour les projets de Terres Karens depuis maintenant 4 ans ! Toujours aussi motivée, elle se démène pour mener vie de famille et travail, ce qui ne l’empêche pas d’être pro-active et de proposer de nouvelles pistes de développement des projets qu’elle administre. Elle continue ses études, plusieurs week-end par an.

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Si le nombre de tisserandes régulières semble avoir un peu diminué, il semble être un signe que le besoin d’argent a diminué dans le village. Un rythme de croisière s’est installé et le projet fonctionne bien. L’indépendance recherchée approche, même si la présence d’un volontaire est toujours nécessaire. Cela nous permet de nous concentrer sur le développement de structures identiques dans des villages demandeurs et dans le besoin. Développement qui occupera la deuxième partie de mon déplacement.

Ici la saison chaude est à son paroxysme. Les premières pluies se font attendre, mais cela nous permet de justifier si il le fallait, de longues baignades en fin d’après-midi, baignade bien méritée par des journées de travail sous plus de 40°c.

Les grandes vacances se finissent tout doucement et les professeurs des écoles de montagnes viennent de passer quatre jours à préparer la rentrée et les objectifs de l’année.

Les enfants des couturières profitent de ce temps de vacances pour passer du temps à l’atelier et observent, attentifs, leurs « Mohmoh » travailler.

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Un socle de croyances animistes et de traditions bouddhistes 1/2

La grande majorité des karens de Thaïlande est de religion animiste, c’est-à-dire que les populations croient et rendent un culte aux esprits. Le mode de pensée karen est d’autre part fortement teinté du terreau culturel bouddhiste des thaïs et de logiques comportementales propres à l’Asie. Ces deux aspects, comme l’évolution historique du peuple ou les habitudes de son mode de vie, permettent d’expliquer quelques-uns des traits de caractère caractéristiques de l’ethnie.

L’animisme

La religion animiste est la plus répandue parmi les karens de Thaïlande : un peu plus de 80% des karens le sont. Ils rendent un culte aux esprits en mettant à leur disposition des petites maisons où ils disposent des cadeaux ou de la nourriture aux lieux où ils situent les esprits, le plus souvent une source, une grotte, un vieil arbre… Les esprits peuvent présider au mouvement d’une rivière, s’incarner sous la forme d’oiseaux, résonner au dedans d’un éléphant ou déchaîner les pluies. Ils participent de tout ce que l’homme ne peut expliquer et, d’une autre nature, ils interviennent dans des lieux et des phénomènes interdits à la présence ou à la raison humaine. La nuit, par exemple, où l’homme ne peut voir, est supposée contenir la vie cachée de ces êtres de mystère. Dans la religion animiste, il n’existe pas de puissance unique disposant d’un pouvoir de coercition sur le collège des esprits, ou du moins cette puissance est voilée et n’exerce pas le pouvoir qui est le sien.

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Si l’idée d’un espace premier contenant des êtres supérieurs aux esprits, auxquels ces derniers devraient obéir existe dans les pensées animistes, cette réalité est indifférente aux hommes et ne participe pas à la vie religieuse. Partant, chaque esprit a un pouvoir propre, par nature intrinsèquement limité, bien qu’il doive lui-même se soumettre aux êtres supérieurs évoqués ci-dessus. Leur sagesse n’est pas absolue. Il est donc envisageable que lesdites puissances se trompent, ou se confrontent à d’autres plus puissantes qu’elles. Leur sphère d’action n’étant pas totale, elles se confrontent toujours à une autre qu’elles-mêmes, et évoluent dans un univers complexe où, si elles disposent du pouvoir de soumettre la nature que n’ont pas les hommes, elles doivent le partager entre elles au gré de leurs relations et de leurs charismes propres. Dans ce contexte, l’homme a la capacité de gagner l’amitié de certains des esprits pour s’opposer à d’autres.

En rendant des sacrifices ou en effectuant des actions qui plaisent aux esprits, il peut se concilier leur faveur pour acquérir leur protection ou gagner par leur alliance les pouvoirs qu’ils détiennent. En ce sens, le sorcier d’un village joue un rôle prépondérant : il connaît les esprits et est capable d’entrer en communication avec eux. Il se fait ainsi l’interprête de la communauté pour intercéder auprès des puissances qui régissent les récoltes, maîtrisent les dangers de la jungle… Il est nécessaire de se concilier les esprits, sans quoi ceux-ci s’acharneront à rendre la vie des producteurs difficile en provoquant catastrophes naturelles ou épidémies. C’est l’esprit qui a le pouvoir sur les fourmis et qui décide que ces dernières iront dévaster une rizière. C’est un esprit qui placera un serpent sur la route de celui contre qui il a un grief. Ce sont des esprits qui meuvent les nuages et décident de la pluie qui viendra féconder les semences… Ils ont pouvoir sur toutes les choses de la nature, aussi leur est-on particulièrement soumis. La soumission absolue aux esprits, pour les animistes, comporte une part de fatalisme. Si c’est un esprit qui a décidé que ma rizière serait ravagée par les fourmis, est-il vraiment nécessaire que je me batte contre elles ? Est-ce que je ne risque pas davantage d’attiser son courroux en m’opposant à ce qu’il a décidé pour moi et pour ma production ? Pratiquement, les cérémonies religieuses consistent en des sacrifices d’animaux au cours desquelles l’ensemble d’une famille ou d’une communauté est réunie autour d’un repas. Les esprits y sont supposés prendre leur part avec les hommes.

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Le repas est organisé en cercle, pour célébrer le noyau protecteur que constitue la communauté et l’ensemble de ses liens face à l’hostilité du monde extérieur. On peut aussi lire le présent dans les oracles, qui décident si les problèmes que rencontrent les uns ou les autres sont résolus. À la mort, le corps d’un homme libère son esprit. Celui-ci peut théoriquement participer à l’existence de ces êtres à qui l’on rend des cultes, et intervenir dans la vie du village ou concilier les autres puissances auxquelles on n’a pas accès vivant. Outre le respect dû à la sagesse et à l’expérience accumulée par les plus anciens, il n’est donc pas inutile de se concilier leur respect et de gagner leur amitié. Cela peut expliquer une part de la soumission aux plus âgés au sein d’une communauté. Il n’existe pas d’organisation de la vie religieuse qui dépasse le cadre d’un village, et encore les choses se cantonnent-elles le plus souvent à la dimension d’une famille.

L’ensemble des croyances est en revanche organisé selon les poèmes d’une longue tradition orale, qui n’a aujourd’hui fait l’objet d’aucune étude. La difficulté réside en ce que tout ce qui concerne la vie religieuse ou affective est exprimé grâce aux mots d’une langue dédiée, poétique et imagée. Ce sont les mots que l’on utilise pour décrire la vie des esprits ou entrer en communication avec eux ; et ce sont les mots que l’on dit quand on parle d’amour, de naissance ou de mort. Il existe traditionnellement des fêtes réunissant plusieurs villages à l’occasion desquelles on organise des joutes oratoires. Semblables compétitions peuvent en outre être l’occasion d’éprouver les capacités et le connaissance des esprits de ceux qui briguent les postes exécutifs d’une communauté.

Terres Karens – Tous droits réservés. Ne pas citer ou utiliser sans la permission écrite de l’association.

La communauté des tisseuses

Les femmes se réunissent pour tisser ensemble. Au sein d’une famille, la mère tisse avec sa fille et les filles de ses filles ; ou les femmes d’une même génération se réunissent entre elles pour confectionner les habits traditionnels. C’est une occasion pour parler de la vie de leurs familles et échanger sur les uns et les autres. C’est un lieu privilégié de la propagation de l’information au sein d’un village.

Il est traditionnellement rare que les textiles tissés soient commercialisés : le plus souvent, ils servent à habiller les membres de la famille, ou sont donnés pour des mariages ou des fêtes. On remercie l’hôte en lui offrant un sac, on apporte une chemise ou un sac lorsque l’on est invité… Les dispositifs permettant de valoriser le surplus du travail des tisseuses et de générer pour les foyers une source de revenus supplémentaire seront présentés dans de futurs articles. Les principaux projets de Terres Karens sont orientés dans ce sens. Pour plus de renseignement, n’hésitez pas à consulter notre site internet www.terres-karens.org

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Des nouvelles des projets à Mae Woei !

Départ de Cyrille – arrivée de Florian et autres péripéties à Mae Woei

Par Florian, volontaire à Ma Woei Clo

Le village de Mae Woei Clo est le lieu où se trouve la coopérative Terres Karens et un des ateliers de couture qui servent à confectionner les produits vendus en France.

Cyrille y était volontaire depuis 3 mois, il est parti début Octobre. Je le remplace depuis ce moment. Pour fêter son départ, une prière avait été organisée à la maison du volontaire où de nombreux villageois sont venus. Comme c’est la tradition ici, celui qui reçoit pour la prière chez lui offre ensuite des petits gâteaux et quelques boissons. L’évènement étant cette fois-ci particulier, les victuailles étaient bien fournies et la soirée s’est prolongée tard avec des rires et des chants. Je pense pouvoir dire que Cyrille s’en souviendra longtemps.

cyrille grpeSuite à son départ, j’ai donc repris les rênes du projet sur place. La mission au quotidien consiste à gérer les deux éléments sur place : le magasin de fils et l’atelier. Pour ce qui est du magasin, il faut gérer les ventes (en karen dans le texte) avec les femmes de Mae Woei et des villages alentours, tenir la caisse et suivre l’évolution du stock de fils pour éviter les ruptures et en commander à temps. Le mois dernier, nous avons vendu l’équivalent de 15,000 baths de fils.

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Pour ce qui est de l’atelier de couture, il est plus autonome car supervisé par la fantastique Bleshrih. Elle fait le lien entre les couturières et le volontaire pour les instructions sur les produits à réaliser et pour l’aspect gestion qui comprend les stocks de cotonnades (divers petites pièces à acheter qui servent à la confection : fermetures éclaires, écussons, toile cirée…), le calcul du coût de revient des produits et le salaire des couturières. Le choix des produits est fait avec les volontaires de Mae Sot en fonction des retours des points de ventes en Lanthanide et de la France.

Tout ce petit monde est assisté par l’incontournable Kitirot, qui, de la réparation des machines à coudre aux commandes de fils en passant par tous les imprévus possibles et imaginables, a réponse à tout.

Mon quotidien est donc en partie occupé par cela mais le reste du temps il s’agit de le partager avec le village. Les activités ne manquent pas et arrivent toujours à l’improviste : pêche au filet en remontant la rivière, chasse dans la jungle, travail à la rizière, moments de la vie religieuse très active du village et en partie liée au cycle de la culture du riz…

Tout cela entrecoupé de quelques descentes à Mae Sot pour livrer les commandes de produits et de lés au couple de volontaires sur place (les fantastiques Benoît et Yzé partis en octobre [remplacés par Solenne]) qui s’occupe ensuite de la vente de d’autres ateliers de couture. C’est aussi l’occasion pour moi de reconnecter avec la France car Mae Woei ne dispose d’aucun moyens de communication (téléphone ou internet), de parler un peu français et bien sûr de diversifier un peu mon régime alimentaire avec autre chose que du riz !

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Je retourne bientôt dans ma vallée donc je vous salue tous et je vous dis à très vite, lors de ma prochaine descente !

Pour Noël, Terres Karens pense à vous !

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En manque d’idées-cadeaux pour Noël ? Terres Karens a pensé à vous !

Venez découvrir les nombreux produits tissés par les femmes Karens du village de Mae Woei Clo : pochettes, housses de coussins, poufs, sacs week-end, cartables, sacs à main, foutahs, écharpes, housses d’ordinateur, etc.

> Collection SWAÏ
> Collection Esprit Karen

Pour plus d’infos, rejoignez l’Event !

Pour Noël, Terres Karens pense à vous !

Août 2013 – virée à Mae Sai, lieu de l’école de couture

Après 12 heures de bus, nous sommes enfin arrivés à Maesai, la ville la plus au Nord de la Thaïlande, où se trouve l’atelier de couture qui fabrique les produits destinés à la France. La responsable de l’atelier, Pee Noy, a créé il y a une trentaine d’années un centre catholique pour accueillir des enfants défavorisés avec le Père Alberto de la communauté de Bétharram.

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Il y a actuellement 200 enfants âgés de 4 à 12 ans, qui vivent quasiment en autonomie, puisque seulement 12 encadrantes les supervisent. C’est dans ce centre que se trouve l’atelier où des jeunes filles apprennent la couture. Elles sont environ 50 étudiantes et reçoivent un peu d’argent de poche grâce aux produits qu’elles confectionnent. L’atelier de couture est composé également de 6 salariés à temps plein. Les étudiantes font les découpes de tissus tandis que les salariés s’occupent des tâches plus complexes, comme le découpage du cuir pour les lanières de certains sacs…

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L’atelier se professionnalise au fil des années et le stock de tissus, cotonnades, fils, fermetures éclaires et autres accessoires de couture s’agrandit à une vitesse vertigineuse, et en feraient même pâlir une grande boutique de couture. Le centre comporte également son propre magasin dans lequel sont vendus les produits réalisés hors commande, qui permettent aux apprenties couturières de laisser libre cours à leur imagination. Le magasin comporte de vraies merveilles et propose des articles pour tous les goûts.

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Nous sommes donc arrivés avec trois gros sacs de tissus karen, un power point et quelques cotonnades. Cette collection commence bien : Pee Noy et nous avons pris l’habitude de travailler ensemble, ce qui facilite la communication et la bonne réalisation des produits. Heureusement qu’elle calme nos ardeurs lorsque notre côté de « stylistes passionnés en herbe » s’enflamme. Certains produits seront labélisés « Esprit Karen », et d’autres « SWAI » (une « marque » imaginée par une jeune styliste dynamique et ancienne volontaire). On vous promet donc beaucoup de couleurs, de l’exotisme, des coussins flashs, des chapeaux de plage, pochettes d’ordi, des trousses de toutes sortes… Tout le monde y trouvera son bonheur.

Nouvelles de Mae Woei – août 2013

Si les premières semaines de juillet suggéraient une saison des pluies plutôt calme, ça y est  cette fois ci la pluie est bien arrivée ! Avec une période de 10 jours de pluie non stop, les inondations sur les routes ont fait leur apparition, rendant la circulation et la communication bien difficile jusqu’à la fin du mois de juillet.

A Mae Woei pourtant la vie suit son cours, sans que la pluie ne semble perturber les habitants.

La vie de la coopérative, elle, subit quelques changements !

Jean baptiste et Cyrille ont salué le retour du soleil en même temps que l’arrivée de l’association « coup de pouce » pour 15 jours à Mae Woei. 12 jeunes pro français plein d’entrain et de générosité sont venus à notre aide pour la construction du nouveau bâtiment ! Pendant 15 jours, et grâce aux fonds apportés au projet, « coup de pouce » et sa bonne humeur ont donné enfin vie à la maison qui accueillera la coopérative et l’atelier de couture !

Maçonnerie, carrelage, mais aussi peinture, enduit, binage, rien n’aura eu raison de leur détermination sur le chantier. Le tout sous l’œil vigilant de Trichopa, le maçon du village, le regard professionnel de jean baptiste et l’attention d’Adrien, le chef de mission.

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Le village s’est particulièrement réjouit de leur présence joyeuse notamment lors de la kermesse qu’ils ont organisé pour les enfants karens et la soirée festive avant leur départ !

Un bon bol d’air pour les volontaires JB et Cyrille qui en ont profité pour faire un bon plein du pays, et retrouver les saveurs du Ricard et du vin rouge bien offert par coup de pouce. !réconfortant après les 6 heures de travail quotidien sur le chantier.

Le départ de coup de pouce laisse une petite sensation de vide après ces 15 jours intenses en travail et en amitié ! carrelage et finition de peinture restent à faire avant d’investir entièrement le nouveau bâtiment .Adrien, Gaël, Anne-Gab, Sophie, Florian, Marie-Alexia, Laure, Alban, Violaine, Julia, Thibault, Jacques un immense merci pour votre bel investissement !

groupe à Mae Woei

Un nouveau bâtiment pour les projets TK

– Par Jean-Baptiste Lassalas, volontaire Terres Karens à Mae Woei –

Les premières pluies font leur apparition, le climat étouffant de la saison chaude commence à se dissiper peu a peu. Mais ce n’est pas la chaleur qui a empêché les villageois de défricher et brûler des hectares de jungle afin de préparer la rizière. A présent les dernières braises finissent de se consumer, il est temps de creuser! Et c’est avec des outils très rudimentaires et beaucoup de courage que les Karens entreprennent ce travail titanesque !

Au cœur des villages les tisserandes continuent à travailler sérieusement et réalisent généralement deux lés par semaine, elles sont de plus en plus nombreuses a vouloir tisser pour Terres Karens car c’est l’unique moyen pour elles de gagner de l’argent tout en s’occupant du foyer. Ce qu’elles touchent leur permet d’améliorer leur confort et de varier d’avantage la couleur de la soupe.

A Mae Woei, la coopérative et l’atelier couture suivent leur petit bonhomme de chemin.

Un nouveau bâtiment actuellement en construction accueillera courant mai les machines à coudre, les couturières et leur bonne humeur. Ce bâtiment plus spacieux plus calme et plus lumineux leurs permettra de travailler dans un milieu plus confortable.   En juillet l’association coup de pouce viendra terminer la construction pour qu’en Août le magasin de fil et la coopérative puisse investir les lieux. Merci coup de pousse !

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L’équipe de football de Mae Woei a recruté un nouvel ailier gauche, c’est un avant puissant mais incroyablement maladroit. « Parepo » c’est comme ça qu’on l’appel au village, ce qui veut dire grand frère bien mais qui est resté enfant.

Il fait bon séjourner à Mae Woei,  le village est  magnifique paisible et joyeux.
Et au milieu coule une rivière.

Découverte du village de Mae Woei Clo par les dames d’Esprit Karen Bangkok

– Par Yzé et Benoit Thillaye, volontaires Terres Karens à Mae Sot –

Le 16 mars, nous avons eu la joie d’accueillir 5 expatriées d’Esprit Karen au village de Maei Woei Clo. Après un long trajet de 5 heures, d’abord en mini-van et puis en pick-up, nous arrivons enfin vers 15h dans ce magnifique petit village au bord de la rivière. Une fois installées dans la guesthouse, les 5 dames sont parties à la rencontre de Jean-Baptiste Lassalas (volontaire à Mae Woei). Il nous a fait une visite du village et de l’atelier de couture. La rencontre entre les 5 dames de Bangkok et les 4 couturières (+ Blechrie) s’est très bien déroulée. Une petite séance « shooting photo » s’est imposée, tout le monde était ravi de prendre sa plus belle pose pour immortaliser le moment.

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Le lendemain, dimanche, la journée commença par une messe, à la fin de laquelle eut lieu la « cérémonie » d’accueil par les villageois. Distribution de sacs et vestes karens ainsi qu’un petit mot pour présenter le village. Direction ensuite vers une grande salle en bois où un spectacle haut en couleurs, créé pour l’occasion, avait lieu. Au programme : danses traditionnelles, pièces de théâtre mettant en scène la réalisation du fil de coton à la création des lés.  Chacun pouvait participer aux différentes étapes et aider au tissage des lés. Ce fût une très belle expérience !

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La fin de matinée était consacrée à la vente de fils et à l’achat des lés des tisserandes par la coopérative. Tout était contrôlé : qualité du tissage, propreté et longueur du lé… Si le résultat n’était pas jugé satisfaisant, une petite amende de 20 THB était donnée à la tisserande, et elle était priée de revenir la semaine d’après pour donner un lé impeccable.

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Avant de quitter le village, Jean-Baptiste nous a montré le chantier où avait lieu la construction du nouvel atelier de couture. Situé juste derrière l’école, il sera plus grand et plus lumineux que l’ancien.

14h, heure de départ vers Maetane où les expatriées avaient rendez-vous avec leurs couturières afin de discuter des collections futures. La réunion dura jusqu’au soir !

Lundi matin, le Songthew (taxi collectif) nous ramena jusqu’à l’aéroport de Maesot où les dames prirent leur avion pour rentrer chez elles, à Bangkok, la tête pleine de beaux souvenirs.

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Nouveau bureau pour Terres Karens !

– Par Pierre-Yves, secrétaire général –

Samedi 23 février dernier, l’association Terres Karens s’est retrouvée pour une Assemblée générale. Au programme : bilan de l’année écoulée, élection du nouveau bureau et préparation de l’avenir.

A cette occasion, l’équipe Terres Karens a élu son nouveau bureau :

Charlotte de Montagu - Terres Karens
Présidente : Charlotte de Montagu

Volontaire MEP, Charlotte a passé un an à Kamphaeng Phet (centre de la Thaïlande) où elle s’occupait d’un centre d’étudiants karens. Elle était également professeur d’anglais pour les élèves d’un collège-lycée thaïlandais.

 

Paul Bruneau - Terres KarensTrésorier : Paul Bruneau
Volontaire Enfants Du Mékong, Paul a passé 2 ans dans les montagnes karens comme coordinateur des programmes de parrainage. Il a également travaillé pour Tak Border Children Assistance Foundation (TBCAF), une association éducative locale.

 

Pierre-Yves Peurois - Terres Karens
Secrétaire général : Pierre-Yves Peurois

Volontaire MEP, Pierre-Yves a passé 7 mois dans le village de Ponouaypou. Professeur d’anglais et animateur d’un internat, il a aussi suivi la gestion de l’atelier de formation de couture du village.

 

Autour d’eux, une quinzaine de volontaires sur le terrain et en France travaillent ensemble à la pérennité et au développement de Terres Karens. Parmi eux, Adélaïde et Thibault Asselot (anciens volontaires Terres Karens à Mae Sot) et Laure Macé de Lépinay (créatrice de la collection SWAÏ).

Avec un bilan de l’année très positif, Terres Karens continue son développement sur l’année 2013. Au programme de ces prochains mois, de nouvelles collections, de nouvelles ventes, de nouveaux projets, et des produits que vous pouvez retrouver tout au long de l’année à la boutique du 128 rue du Bac, Paris 7ème.